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DERNIERES NOUVELLES

  • 16 août 2006 :
  •        ET DE 12 CHEZ LES PROS !

    Je disputerai en 2007 une 12ème saison parmi l'élite du cyclisme international. J'ai en effet renouvelé mon contrat chez Cofidis pour une année supplémentaire. C'était dans l'air du temps depuis le mois de juin, mais c'est officiellement signé depuis le début du mois d'août. En fait, lors de l'annonce de mon forfait au Tour de France consécutif à ma chute sur le Dauphiné, Eric Boyer, manager de l'équipe, m'avait rassuré sur son souhait de continuer notre collaboration. Restait à savoir si c'était bien sur le vélo ou non... Puis après un mois de juillet studieux où je me suis rendu compte que je n'en étais pas encore au stade de la saturation au niveau de l'entraînement, cette tâche la plus ingrate du métier de coureur cycliste, j'ai confirmé mon voeu de continuer...

  • 19 décembre 2005 :
  •        FRACTURE DE LA CLAVICULE

    Le 13 décembre, j'ai chuté lourdement lors d'ue sortie d'entraînement pendant le stage de l'équipe Cofidis à Montpellier. Verdict : fracture de la clavicule droite avec déplacement nécessitant opération et pose d'une plaque. Je me suis donc fait opéré vendredi 16 à l'hôpital de Villefranche. Ce contre-temps m'oblige à repousser mes premiers objectifs. Depuis trois semaines j'avais en effet commencé à accumuler les kilomètres avec la ferme intention d'aborder le début de saison en excellente condition physique. Ce pépin m'impose la patience... Je compte reprendre progressivement sur Home trainer en milieu de semaine. Autant dire que je suis loin des 15 à 20 heures de vélo par semaine qui étaient programmées. Pour positiver, on va dire que c'est reculer pour mieux sauter !

  • 28 juin 2005
  •        EDITO DE LA BESSYCLETTE N°38

    C’est ok pour le Tour de France ! Ceci est la principale nouvelle au moment où je rédige cet éditorial. Je vais donc participer à mon cinquième Tour de France. C’est déjà un beau score pour un cycliste professionnel, surtout que c’est le plus important événement du monde. Ce n’a pourtant pas été aisé de décrocher ma place au sein du riche effectif de l’équipe Cofidis (27 coureurs) qui figure en milieu de tableau du PROTOUR, cette élite des 20 meilleures équipes du monde. Malgré de bonnes prestations dans des courses aussi relevées que le Tour de Catalogne et le Dauphiné Libéré récemment, j’ai dû patienter jusqu’à six jours du Grand départ pour que le précieux sésame me soit enfin délivré. Ces deux semaines d’attente ont été difficiles à gérer sur le plan de la pression psychologique, et j’espère ne pas en payer les frais dans quelques semaines. Mais c’est chose faite, je pars pour l’île de Noirmoutier, et je vais donc m’atteler à accomplir ma mission d’équipier au service de David Moncoutié, dont les récentes prestations dans les dernières courses que j’ai citées précédemment lui autorisent l’espoir d’un bon classement général ou le gain du maillot à pois. J’ai déjà connu pareille situation auprès de Christophe Moreau il y a quelques années. Mon expérience a dû peser dans la balance, au même titre que mon investissement dans la vie du groupe. J’essaie d’être un élément moteur du groupe, même si mes qualités physiques ne me permettent pas souvent d’être à la hauteur des meilleurs. Il faut signaler aussi que ma progression physique de ces dernières semaines est fortement liée à la disparition des séquelles de ma chute sur le Tour de France de l’an dernier. Je ne ressens enfin plus aucune douleur au genou que je m’étais fissuré. Mais plus de neuf mois pour une convalescence, c’est quand même un peu long. Heureusement que mon programme initial a été modifié et que je n’ai pas participé au Giro en mai au profit de Stuart O’Grady. Si ça avait été le cas, j’aurai certainement eu moins de chances de disputer le Tour de France. Et entre les deux, il n’y a pas photo !

    Tous devant vos téléviseur et rendez-vous lors des déplacements organisés par le Fan-Club !

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NOUVELLES 2004.
 
 

  • LE 19 août 2004 :
  •        RETOUR A LA COMPETITION AU POITOU

    Après un arrêt sans vélo pendant plus de quatre semaines puis une reprise progressive de l'entraînement, mon retour à la compétition est prévu le 24 août au Tour du Poitou-Charente. En fait, je serai déjà sur une ligne de départ le 22 août au GP de Châteauroux, mais uniquement pour "faire le nombre". Par contre, mon objectif initial de prendre part au Tour d'Espagne ne sera pas réalisable. Je serai inévitablement à court de condition en vue d'une course d'une telle importance. Je préfère donc disputer plusieurs courses de moindre renommée en septembre avec l'envie de retrouver progressivement un niveau qui pourrait me permettre de faire quelques bonnes performance en octobre. Il est d'ores et déjà prévu que je pousse jusqu'au bout de la saison à la Japan Cup, course dont le relief peut me convenir...

  • LE 9 juillet 2004 :
  •        SERIEUSE CHUTE AU TOUR DE FRANCE

    Après une chute collective survenue à 20 km de l'arrivée de la deuxième étape du Tour de France, j'ai finalement été contraint de ne pas repartir le lendemain en raison de trop fortes douleurs au genou droit.
    Après divers examens radiologiques et IRM effectués à l'hôpital de Villefranche-sur-Saône, sous la houlette du Docteur Ledoyen, le bilan est le suivant :

    • Fracture de la partie postérieure du plateau tibial externe sans déplacement.
    • Rupture partielle du ligament croisé antérieur.
    • Fracture d'une côte.

    Ces blessures m'imposent donc un repos total d'au moins 4 semaines. En fonction des résultats d'un prochain examen scanner dans deux semaines, il me serait néanmoins possible de commencer peu après des soins de kinésithérapie et de balnéothérapie afin de ne pas trop perdre de masse musculaire. Dans cette optique optimiste, j'envisage donc un retour en compétition vers la mi-août et une possible participation au Tour d'Espagne.
    Même si le coup est dur et que j'ai effectivement traversé un moment difficile moralement, celui-ci n'a en fait duré que quelques minutes. J'ai vite relativisé et me suis tout de suite fixé des objectifs. Le rebond moral doit être le plus rapide possible afin que le physique réagisse bien et que cela accélère la guérison. Me morfondre dans mon coin n'aurait servi à rien, de même que ressasser les performances que j'aurais pu réaliser sur ce Tour en raison des belles promesses de cette saison n'arrangerait rien. L'élément le plus important est que ce pépin m'arrive après un début de saison réussi, ce qui me permettra de retrouver quoi qu'il arrive un contrat.
    Affaires à suivre...
  • LE 31 MAI 2004 :

       EN ROUTE POUR LE TOUR DE FRANCE

Après mon début de saison réussi, une bonne gestion de l'auto-suspension de l'équipe Cofidis, mon implication dans "le plan de reprise" et un retour à la compétition concluant, me voilà maintenant en route pour le Tour de France. Après m'en être vu privé à tort en 2003 comme certains des évènements des mois derniers le confirment, je me retrouve finalement pour la première fois de ma carrière en position de préparer sereinement le plus grand évènement de l'année. C'est un juste retour et une récompense pour les valeurs auxquelles je me suis attaché depuis de nombreuses années. Le travail et l'honnêteté finissent heureusement toujours par gagner un jour ! Et c'est le message que je cherche à transmettre autour de moi, notamment auprès des jeunes coureurs que je cotoie, et cela même si ce n'est pas toujours évident face aux préjugés que trop de gens ont sur les cyclistes professionnels.
En attendant, je serais donc bien au départ de mon 4ème TDF à Liège le 5 juillet prochain. Avec une approche plus sereine que les dernières fois où je n'avais connu ma sélection qu' au dernier moment. Et avec toute la confiance que j'accumule depuis le début de cette saison, je me sens capable de très belles performances. A 32 ans, je ne me suis jamais senti aussi fort, physiquement d'une part, et mentalement d'autre part.
Allez ! Rendez-vous en juillet...

  • LE 15 MARS 2004 :

       DROIT DE REPONSE...

Article extrait de la Bessyclette n°33 de mars 2004.

Après les dernières affaires qui ont une nouvelle fois secoué la corporation cycliste, je tenais à réagir sur quelques points, d’autant plus que le nom de mon équipe est souvent cité à tort et à travers. On parle d’affaire Cofidis alors que cette affaire concerne certes quelques membres et ex-membres de Cofidis, mais qu’elle n’a rien à voir avec l’idée que certains voudraient que le grand public en ait : une nouvelle affaire Festina. Non ! Il n’y a pas de dopage organisé chez Cofidis et les arguments qu’avancent certains pour justifier leurs mauvais choix ne tiennent pas debout. La pression existe bien, comme dans de nombreuses professions d’ailleurs, et d’autant plus dans le cyclisme, où, en tant que compétition, le résultat prime. Mais c’est à chacun de gérer cette pression en se fixant des objectifs réalistes et en respectant les règles. Celui qui ne s’en sent pas capable n’a qu’à chercher un job moins contraignant !
Je ne souhaite en outre pas clamer une quelconque innocence ou me réfugier derrière les éventuelles déviances de certains de mes collègues pour expliquer mes parfois piètres performances. Ce serait une solution de facilité malhonnête qui ne me convient pas. Je n’ai aucune preuve de quoi que ce soit contre qui que ce soit. Et sans preuves, on se tait…
Je ne veux pas non-plus entrer dans des chiffrages, des estimations de proportions de coureurs blancs ou noirs, gris clair ou gris foncé… On est tous trop influencé par la rumeur, cette rumeur qui condamne plutôt que d’accorder le bénéfice du doute.
Ce que je tiens à préciser, c’est que le milieu cycliste n’est que le reflet de la société avec différentes catégories de personnes : des irresponsables, des idiots, des tricheurs, etc. C’est pour tout ceux-ci qu’une autre partie, heureusement majoritaire, composée de gens équilibrés, honnêtes et respectueux de l’éthique, paie le prix fort. Le discrédit et le déficit d’image est énorme pour tous ceux qui jouent le jeu, d’autant plus qu’une partie des médias s’emballe et profite des erreurs commises par les abrutis du milieu pour vendre du papier ou faire de l’audimat.
Je demande seulement qu’on arrête de jeter l’opprobre sur le cyclisme, un sport qui ne bénéficie sûrement pas des mêmes appuis que d’autres en haut-lieu, à cause du peu d’argent qu’il draine, et donc qu’il peut rapporter. Il est regrettable que le cyclisme demeure le bouc-émissaire du sport en général alors que depuis toujours il est le plus contrôlé, et que c’est grâce à lui qu’avance la lutte anti-dopage et la protection de la santé des athlètes de tous les sports.
Pour terminer, je veux délivrer un message d’espoir pour le vélo, qui mérite de rester ce seul sport populaire qui va devant le pas de la porte des gens pour leur offrir un spectacle gratuit et une part de rêve.
Alors oui ! Le cyclisme reste une bonne école de la vie. Oui ! Cycliste professionnel est un beau métier. Oui ! Il est possible de faire carrière dans le cyclisme en exerçant sainement ce métier dans le respect des règles et en prenant du plaisir. Et en plus, il est même possible de gagner des courses !

NOUVELLES 2003.
 
 

  • LE 7 JUILLET 2003 :

       PRIVE DU TOUR DU CENTENAIRE...

C'est une déception évidente, je ne suis pas sur le Tour 2003. Alors que dès le début de saison, j'appartenais au noyau des coureurs de Cofidis qui devaient préparer sereinement le Tour de France, je me suis finalement vu écarté en raison d'un manque de condition physique début juin. Il est vrai que je n'ai pas été épargné par les soucis de santé depuis le début de cette saison (angines, bronchites), avant que ce ne soit une virose qui me cloue au lit trois jours avec 39 degrés de fièvre la semaine précédent le Critérium du Dauphiné. Dans ce contexte, alors que l'on attendait de moi que j'aide David Millar dans la montagne, je n'étais pas en mesure de remplir ma tâche au mieux. La forme est bien revenue fin juin, mais la sélection définitive avait été annoncée plus tôt que prévu : Je suis le 10ème homme de Cofidis, celui qui reste à la maison. Ce que je regrette le plus, c'est qu'il faille être à son meilleur niveau un mois avant le départ du Tour pour seulement y décrocher sa place, sans se soucier plus de la suite. Je suis curieux de voir le comportement de certains en fin de Tour... En ce qui me concerne, dans les conditions où je pratique le cyclisme, je sais que je ne suis physiologiquement pas capable de tenir une condition physique optimale plus de cinq à six semaines...
Il ne me reste alors plus qu'à digérer rapidement la déception et me refixer de nouveaux objectifs. C'est déjà chose faite. Cette 3ème place au Tour du Doubs hier m'a fait du bien. Dans une course sommes toutes de second plan, mais où il n'est jamais facile d'assumer un rôle de favori, je tenais à montrer que la place que je revendiquais au Tour n'aurait pas été usurpée. Côté objectifs : Le Tour d'Espagne figure donc à mon programme au mois de septembre. Au passage, j'espère pouvoir réaliser enfin un bon Tour de l'Ain presque à domicile, bien que cette course ne m'a jamais réussi par le passé.
Rendez-vous donc en août et septembre pour l'opération rachat de ma saison 2003.

  • LE 21 AVRIL 2003 :

       JUSTE UNE MAUVAISE PASSE...

Voici quelques nouvelles alors que je traverse actuellement une période difficile. En effet, après avoir enchaîné deux angines puis une bronchite ces dernières semaines, j'ai été victime d'une chute heureusement sans gravité lors du Tour de Vendée hier. Je reprenais la compétition après une petite coupure suite à mes ennuis de santé qui m'avaient contraints à l'abandon au Tour du Pays Basque. Ainsi c'était terminée la première phase de ma saison dont le bilan n'est pas glorieux. Malgré une bonne condition physique en certaines circonstances, je ne suis jamais parvenu à conclure par une résultat concret. Cette petite pause bienvenue m'a permis de laisser le vélo au clou durant trois jours afin de me soigner et de retrouver ainsi de la fraîcheur physique et mentale qui me faisait de plus en plus défaut.
Le deuxième volet de ma saison vient donc de débuter avec le Tour de France déjà en point de mire. Je compte profiter du mois de mai pour monter progressivement en pression jusqu'au Critérium du Dauphiné qui devrait me permettre de gagner ma place pour le prochain Tour au sein de mon équipe Cofidis. C'est dans cette optique qu'en accord avec Alain Bondue, manager de l'équipe Cofidis, mon programme de course a finalement été allégé afin que je prépare au mieux ces objectifs. Plus de courses d'un jour, moins de courses à étapes dans l'immédiat afin de préserver une certaine fraîcheur.
En conclusion : A moi de jouer maintenant !

  • LE 17 FEVRIER 2003 :

       C'EST REPARTI...

Me voilà de retour après ma première course en 2003 : Le Tour Méditerranéen. C'est avec un grand plaisir que j'ai pu étrenner mon nouveau maillot de l'équipe COFIDIS au sein de laquelle l'adaptation se déroule pour le mieux. Je découvre un nouvel environnement que me satisfait pleinement et au sein duquel je devrais m'épanouir. En ce qui concerne ma condition physique et mes sensations du moment, je suis également satisfait. Après un hiver studieux qui m'a amené à aborder cette première course avec 7000 km dans les jambes, je suis tout simplement dans le coup, mais avec une grosse marge de progression. Je n'ai en effet pas entamé de travail spécifique à l'entraînement en vue de préparer un objectif à court terme. J'ai seulement cumulé de grosses charges de travail foncier en vue d'accomplir un saison pleine. Et je me sens déjà aussi bien qu'au cours de précédents débuts de saison où je m'étais plus spécifiquement préparé. C'est de bonne augure... Rendez-vous dans les prochaines semaines semaines !
 
 



 

NOUVELLES 2002.
 
 

  • LE 24 AOUT 2002 :

       GROSSE FATIGUE...

Alors que je devais bénéficier d'une petite semaine de repos bien méritée, je remplace finalement le jeune Charpenteau, qui souffre d'une tendinite, sur le Tour du Limousin. Après seulement cinq jours chez moi et un programme très chargé depuis le 28 juin, je connais logiquement une période de fatigue importante. C'est pourquoi je suis contraint à l'abandon à Zürich et au Limousin. Comme le disais récemment fort justement Richard Virenque dans une interview au journal l'Equipe : "Le citron, quand on le presse trop, il n'y a plus de jus qui sort !" C'est ce qui m'arrive actuellement... 3 ou 4 jours sans vélo auprès de ma famille, voilà tout simplement ce dont j'ai besoin en guise de ressourcement avant de reprendre le fil de la fin de saison. Il est important pour moi de mener cette saison à son terme afin de bien préparer la suivante. J'ai déjà l'esprit tourné vers 2003 au sein de ma nouvelle équipe. A ce sujet, je serai présent le 31 août prochain au concours de pétanque de l'association FREDO NOTRE PRO à Cogny. Je serai alors en mesure de vous annoncer officiellement ma destination pour les deux prochaines années. Venez nombreux !

  • LE 27 MAI 2002 :

       POINT APRES LE GP DU MIDI-LIBRE

Dans une épreuve regroupant un plateau exceptionnel digne d'une mini Tour De France, ce Midi-Libre 2002 représentait pour moi un test important après ma longue coupure sans compétition. Je retrouvais également un profil d'étapes plus à ma convenance, notamment lors du dernier jour. Il ne manquait en fait que la chaleur qui est habituellement au rendez-vous. Bien que j'ai vécu quelques moments difficiles dans le contre-la-montre ou lors des quelques coups de bordure traditionnels du bord de mer, le moral est au beau fixe. J'ai profité du beau parcours de moyenne montagne proposé le dernier jour pour pointer le bout de mon nez aux avant-postes. Echappé dès le début d'étape pendant une trentaine de kilomètres, je tente à nouveau ma chance en fin d'étape, bien que les jambes n'étaient plus vraiment au rendez-vous. Mais quelques instants de télé, c'est toujours bon à prendre. Et surtout le capital confiance est en constante augmentation...

Prochaines échéances : Classique des Alpes (8 juin) et Critérium du Dauphiné (9 au 16 juin).

  • LE 23 avril 2002 :

       TROIS SEMAINES SANS COURSES EN VUE DU TOUR...

Voici venu le temps d'un bilan après ce premier volet de la saison qui se termine avec Liège-Bastogne-Liège. Disons que je le qualifie de mi-figue, mi-raisin : Une bonne condition physique, mais aucun résultat significatif. D'autant plus que dans un contexte collectif difficile avec les pépins de plusieurs des leaders du Crédit Agricole, je n'ai guère eu l'occasion de me mettre en évidence par mon habituel travail au service du groupe. En attendant que la roue se remette à tourner dans le bon sens pour notre magnifique équipe au potentiel énorme en vue des grandes courses à étapes, j'entre donc dans une période de préparation du second volet de la saison. Après une petite plage de repos actif (seulement quelques entraînements peu intenses pendant une semaine), je reprends ma préparation pour les belles épreuves à étapes (Midi-Libre et Dauphiné) en m'imposant un stage personnel en montagne. En ajoutant une approche mentale plus poussée, cet aspect faisant certainement que mon début de saison est trop moyen, je compte bien franchir un palier important dans ces courses qui correspondent plus à mon profil que celles des mois passés. Je suis au pied du tremplin qui mène au Tour de France...

  • LE 25 mars 2002 :

       PARIS-NICE Du 10 au 17 mars (extraits de la bessyclette)

Je me sais dans une forme tout juste acceptable mais pas encore optimale, ce qui ne m’empêche pas de prendre le départ du premier grand rendez-vous 2002 du cyclisme international avec des ambitions. Dès le prologue, un contre-la-montre court de 5,2 km, mais déjà significatif de l’indice de forme, j’apparais dans le premier tiers du classement (48ème sur 167 partants) malgré une faute de trajectoire dans le dernier virage. (...) La suite : Une arrivée au sprint à Saint-Amand-Montrond, après une étape sans grand mouvement. Vient ensuite la fameuse étape du Beaujolais, pour laquelle je suis évidemment très motivé. Les cols de la région que je trouve parfois difficiles à l’entraînement sont finalement avalés à un rythme impressionnant par le peloton. Au final, les rares tentatives d’échappées sont toutes annihilées et le peloton se présente groupé à Belleville. Même si je ne suis pas parvenu à me mettre en évidence sur « mon » étape, je suis néanmoins satisfait de ma journée. Ce fût un réel plaisir de rouler sur mes routes préférées, devant un nombreux public souvent acquis à ma cause.(...) Dans l’étape de Saint-Étienne qui serpente à travers le massif du Pilat, tout se passe encore bien. Je suis parmi le petit peloton (40 coureurs) qui ne sombre pas dans les profondeurs du classement (23ème de l’étape) et je remonte à la 25ème place du classement général. Alors que nous sommes à la moitié de ce Paris-Nice, les choses se gâtent dans l’étape qui se termine au Mont Faron. Je suis piégé par un coup de bordure (organisation du peloton en plusieurs partie lorsqu’un fort vent souffle latéralement) et j’aborde la montée finale avec un débours de plus de trois minutes sur une trentaine d’homme. Ce en est terminé de mes ambitions pour un bon classement général à Nice, d’autant plus que je sens que je commence à mal récupérer des efforts cumulés. Les deux étapes suivantes (arrivée à Cannes puis au sommet du col d’Eze) sont très difficiles pour moi notamment à cause de problèmes respiratoires, avec les mêmes symptômes qui m’avaient contraint à l’abandon lors du Tour d’Espagne 2000.(...) Il m’est impossible de répéter les efforts intenses, alors que je suis incapable de respirer normalement. Je termine ce Paris-Nice dans la douleur, satisfait malgré tout d’être parvenu au bout d’un parcours très exigeant. Ces kilomètres accomplis une semaine durant me seront rapidement profitables, j’en suis certain.

Résultat : 48ème du classement général à 22’05’’



  • LE 25 FEVRIER 2002 :

       Cette nouvelle saison est maintenant bien lancée. Après un hiver studieux mais un peu moins que les années passées notamment à cause des conditions météorologiques peu favorables, j'ai finalement retrouvé un niveau acceptable. A vrai dire, je suis encore plus confiant cette année puisque j'ai un niveau similaire pour une préparation moindre. C'est de bonne augure pour la suite des événements, puisque je semble avoir une marge de progression plus grande. A confirmer ! En tous cas, lors de ma prestation au Tour du Haut-Var, sur un parcours exigeant et face à un remarquable plateau (Jalabert, Vino, Virenque, Botcharov, Rebellin...) je me suis fait plaisir. Ma sélection pour Paris-Nice ainsi acquise, mes objectifs de début de saison son atteints : Etre dans le coup, en attendant de passer à la vitesse supérieure en vue des courses à étape du printemps (Midi-Libre, Dauphiné). La trentaine atteinte, j'espère que ma carrière va enfin décoller, en passant à un statut autre que celui de coureur moyen et régulier.




 
 



 
  • LE 17 OCTOBRE 2001 :

       MONDIAL 2001 A LISBONNE

       Ma première sélection tant convoitée, je l'ai donc enfin obtenue. Je portais à Lisbonne le maillot de l'équipe de France avec fierté. Et même si je ne me sentais pas dans une forme exceptionnelle ces derniers temps, grâce à une somme considérable d'efforts et beaucoup de concentration, je suis parvenu à porter dignement mon premier maillot bleu. Ne me sachant pas capable de jouer les premiers rôles en fin de course, je me suis mis au service du collectif dès les premiers tours de circuit. En fait, je devais tenir la permanence le plus longtemps possible afin d'éviter que l'équipe de France se retrouve en mauvaise posture face aux autres grosses nations. Puis, après que la course soit restée neutralisée trop longtemps, j'ai eu pour mission de lancer les hostilités suivant la volonté de Virenque, notre leader sur l'évènement. Après avoir beaucoup donné, je suis finalement lâché à trente kilomètres de l'arrivée, que je parviens tout de même à rallier avec le deuxième peloton. Cette expérience m'a beaucoup plu, ma prestation a été honorable, je ne demande qu'une chose : recommencer l'année prochaine !



  • LE 7 AOUT 2001 :

       BILAN DE MON TOUR DE FRANCE 2001 (Extraits de la Bessyclette)

       L'heure du bilan a sonné. Sur le plan personnel, je ne peux nier que la déception est bien présente. J'avais d' autres ambitions que de traîner ma misère en fond de peloton dès que la course s'emballait. Hormis quelques sursauts d'orgueil, j'étais souvent frustré de ne pas évoluer à mon meilleur niveau, surtout après mon expérience du Tour 99 comme référence, où j'avais pédalé sur du velours dans une forme étincelante trois semaines durant. Des explications à cela : Après coup, je me rends compte que je ne me suis jamais complètement remis de mon accident sur Paris-Nice en mars. Cet aléa a chamboulé ma saison, j'ai dû stopper net alors que j'étais en pleine bourre. J'ai alors connu beaucoup de difficultés à retrouver mon rang, ce que je suis enfin parvenu début juin, mais au prix d' efforts que j'ai ensuite payé comptant le mois suivant.(...) Puis sur le Tour, fatigué au départ, on ne se refait pas.(...) Les étapes se sont enchaînées, avec une course toujours plus animée, très débridée, pour finalement atteindre une vitesse moyenne record (40,06 km/h.), la deuxième de l'histoire du Tour après celle de 1999. Tiens j'y étais déjà ! Mais il est vrai que cette année 2001, avec cinq arrivées au sommet, c'était un Tour plus dur.

Côté satisfactions, parce qu'il y en a (!), et beaucoup, c'est l'euphorie collective de l'équipe Crédit Agricole qui émerge. Je faisais partie d'un groupe exceptionnel qui m'a permis de vivre une aventure humaine très enrichissante. Pour la deuxième fois en deux participations, alors qu'il y en a qui ne connaissent jamais ça de leur carrière, j'ai été l'équipier du Maillot Jaune (O'Grady et Voigt) pendant une semaine. C'est une grande fierté. (...) Ce fût donc autant de moments de joie qui, à défaut de les effacer, atténuent considérablement les moments de galère. (...) A défaut de force, je mettais le meilleur esprit possible au service du collectif. Et pour conclure, quoi de plus symbolique qu'une victoire d'étape collective dans le Tour de France, pour moi, qui durant ma carrière est le plus souvent simple équipier. En remportant le contre-la-montre par équipe avec le Crédit Agricole, j'ai connu le plus grand bonheur depuis mes débuts cyclistes. D'autant plus que ce jour-là, dans une discipline que je redoutais, j'ai bien tenu ma place dans la réussite collective de cette grande performance. Et j'ai inscrit la plus belle ligne de mon palmarès ce 12 juillet 2001 (!) :

Vainqueur de la 5ème étape du Tour de France 2001 CLM/ équipe.
 
 



 

NOUVELLES 2001.
 
 

  • LE 17 SEPTEMBRE 2001 :

       C'est la fin de saison, et comme pour la majorité du peloton, la lassitude est bien présente après près de 90 jours de courses et 30 0000 km. Et le Championnat du Monde qui se déroule dans un mois ! Il est vrai qu'avec cette perspective d'une éventuelle sélection en équipe de France, je garde la foi, je continue à cumuler les kilomètres à l'entraînement. L'envie de faire partie du voyage à Lisbonne, sur un circuit annoncé difficile où Laurent Jalabert, leader de l'équipe de France, aura besoin de coursiers d'expérience qui grimpent bien, me motive actuellement. Et comme je suis actuellement dans une condition physique acceptable, malgré que les courses de cette période de l'année ne correspondent pas trop à mes caractéristiques, toute mon attention est tournée vers cet objectif. Rendez-vous à Lisbonne !



  • Nouvelles du 23 avril 2001 :

       Après déjà plus de deux semaines de compétitions, voici mon impression :
Qu'est-ce-qu'il est difficile de revenir à un bon niveau !
J'ai en effet toutes les peines du monde à ne serait-ce suivre le peloton. Il est vrai aussi qu'à Liège, je viens de participer à une des manches de Coupe du Monde les plus éprouvantes. Et même si je termine à près d'un quart d'heure, j'ai eu la satisfaction de pouvoir enchaîner des efforts pendant près de sept heures. Ca va payer bientôt, j'en suis sûr. Je fais ce constat aujourd'hui, mais je dois bien avouer que je suis passé, il y a quelques jours, par une période de doute pas très facile à gérer. Après un Circuit de la Sarthe encourageant, j'ai accusé le coup. J'étais complétement sans forces et voilà qu'une bronchite m'affaiblit un peu plus. Puis en retrouvant l'ambiance des grandes courses comme Liège-Bastogne-Liège, tout va de nouveau mieux, côté moral comme côté forme...
A signaler qu'une course à été ajoutée à mon programme d'avril : Le GP de Denain le 26.

  • Nouvelles du 3 avril 2001 :

       Comme je le précisait déjà lors de mon précédent article, je fais mon retour ce vendredi à la Route Adélie, un peu moins de quatre semaines après mon accident. Cette interruption d'une semaine sans vélo, avant une nouvelle semaine d'entraînement pertubé, ne me permettra certainement pas d'être à un bon niveau avant quelques courses, mais ces derniers jours d'entraînement sur des terrains plus vallonnés me rassurent en partie. Bien qu'une attelle en résine me maintient encore le poignet pour une quinzaine de jours, je suis capable de rouler en danseuse sans la moindre gêne, et même de faire des efforts violents. A partir de là, j'espère atteindre un haut niveau de performance, au moins le même qu'avant ma chute, dans le courant du mois de mai...

Mi-avril, lors de mon prochain retour chez moi, je vous donnerai, je l'espère, déjà de bonnes nouvelles sur cette page.
 

  • Nouvelles du 20 mars 2001 :

       Après ma fracture du radius suite à ma chute à la fin de la première étape de Paris-Nice, une attelle en résine me maintient le poignet gauche. Et c'est donc après tout juste une semaine d'arrêt, que j'ai enfourché à nouveau mon vélo ce jour. Une heure sur Home-Trainer ce matin puis une heure sur route cet après-midi lorsque le ciel s'est éclairci. Ce n'est pas vraiment confortable puisque je ne peux pas tenir mon guidon normalement et surtout parce que je dois le lâcher dès que le bitume n'est pas lisse pour éviter qu'une douleur vive me rappelle à l'ordre. Je pense néanmoins pouvoir reprendre une activité normale d'ici à la semaine prochaine et mon retour en compétition est programmé à la Route Adélie le 6 avril.

Programme prévu en avril :